Où sont fabriqués les Dacia ? Roumanie, Maroc, Chine : le tour complet par modèle

Dacia est née en Roumanie, mais sa production s’est étendue bien au-delà des frontières de son pays d’origine. Aujourd’hui, selon le modèle que vous achetez, votre véhicule peut sortir d’une usine roumaine, marocaine ou même chinoise. Voici la carte industrielle complète de la marque, mise à jour pour 2025.

L’usine de Mioveni en Roumanie : le berceau historique

Tout a commencé à Mioveni, près de Pitești, dans le centre de la Roumanie. L’usine ouvre ses portes en 1966 et ne s’est jamais arrêtée depuis. En 2024, elle a franchi le cap des 8 millions de véhicules produits depuis son inauguration, un chiffre qui dit tout sur la régularité et la solidité de ce site.

Aujourd’hui, Mioveni reste le site le plus important de Dacia. C’est là que sont assemblés le Duster III, la Sandero, la Logan et, depuis le début de l’année 2025, le tout nouveau Bigster. Ce dernier y est fabriqué en exclusivité : la montée en gamme de Dacia passe par sa terre d’origine.

L’usine est moderne, largement automatisée, et capables de produire plus de 300 000 véhicules par an. Loin de l’image d’une manufacture d’Europe de l’Est figée dans le temps.

L’usine de Tanger au Maroc : montée en puissance

Inaugurée en 2012, l’usine de Tanger est devenue en quelques années l’un des sites les plus productifs du groupe Renault. Stratégiquement placée à la pointe nord du Maroc, elle dessert à la fois les marchés européens et africains avec des coûts logistiques maîtrisés.

On y assemble la Sandero et la Logan, en parallèle de Mioveni. Depuis l’été 2024, le Jogger y est également produit, après avoir quitté la Roumanie. Ce transfert n’est pas anodin : en libérant des capacités à Mioveni, Dacia a pu y lancer la production du Bigster sans investissement massif dans une nouvelle ligne.

C’est une logique industrielle simple et efficace. Chaque usine joue un rôle précis dans l’équilibre global de la gamme.

La Dacia Spring : assemblée en Chine

La Spring est le cas à part de la gamme. La citadine électrique est fabriquée en Chine, dans l’usine de Shiyan, dans le cadre d’un accord entre le groupe Renault et le constructeur chinois Dongfeng.

Ce choix s’explique par deux facteurs concrets : les coûts de production très compétitifs en Chine sur les véhicules électriques, et la maîtrise industrielle locale sur ce type de technologie. C’est ce qui permet à la Spring d’afficher un tarif aussi bas sur le marché européen.

Certains acheteurs sont surpris, voire réticents, en apprenant que leur Dacia électrique vient de Chine. C’est pourtant une réalité assumée par la marque, et cohérente avec sa promesse de prix accessibles.

Récapitulatif par modèle (gamme 2025)

ModèleUsinePays
Dacia SanderoMioveni et TangerRoumanie et Maroc
Dacia LoganMioveni et TangerRoumanie et Maroc
Dacia Duster IIIMioveniRoumanie
Dacia JoggerTangerMaroc (depuis été 2024)
Dacia BigsterMioveniRoumanie (depuis début 2025)
Dacia SpringShiyanChine

Comment savoir où a été fabriquée votre Dacia en particulier

Chaque véhicule possède un numéro VIN (Vehicle Identification Number), une suite de 17 caractères gravée sur le châssis et visible sur la carte grise. Les deux premiers caractères indiquent le pays d’assemblage.

Pour une Dacia, voici ce que vous pouvez y lire :

  • UU : Roumanie (usine de Mioveni)
  • MA : Maroc (usines de Tanger ou Casablanca)
  • L suivi de chiffres : Chine (usine de Shiyan, pour la Spring)

C’est la méthode la plus fiable pour savoir précisément d’où vient votre véhicule, sans vous fier uniquement à l’année ou au modèle.

Pourquoi cette répartition géographique

La stratégie industrielle de Dacia repose sur un principe simple : produire au plus près des marchés visés et là où les coûts restent compatibles avec des prix de vente bas.

La main-d’œuvre roumaine et marocaine est nettement moins coûteuse qu’en Europe occidentale. Les usines sont modernes, les process optimisés. Pour la Spring, la Chine offre en plus une expertise et une chaîne d’approvisionnement en batteries électriques que l’Europe ne peut pas encore égaler au même coût.

Ce modèle économique est précisément ce qui permet à Dacia de proposer des véhicules comme le Sandero ou le Jogger à des tarifs que les constructeurs français ou allemands ne peuvent tout simplement pas atteindre.

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