Quel liquide de refroidissement pour ma voiture ? Le guide rapide

Vous devez remplir votre vase d’expansion et vous ne savez pas quoi choisir parmi tous les bidons en rayon ? C’est normal, les étiquettes sont confuses et les conseils en ligne tournent souvent en rond. En quelques minutes, vous allez savoir exactement quel liquide de refroidissement correspond à votre véhicule.


Pourquoi vous ne pouvez pas mettre n’importe quoi

Le liquide de refroidissement ne fait pas qu’empêcher le moteur de surchauffer. Il protège aussi les métaux internes contre la corrosion et empêche le circuit de geler en hiver. C’est un équilibre précis entre antigel, anticorrosif et régulation thermique.

Un mauvais choix peut créer des dépôts dans le circuit, accélérer l’usure des durites et du radiateur, voire endommager un joint de culasse. Les réparations qui en découlaient peuvent chiffrer rapidement. Le bon choix, c’est donc une question de rentabilité avant tout.


Les trois types de liquides, simplement

Il existe trois technologies principales, et chacune a sa place selon l’âge de votre véhicule.

Minéral (IAT)

C’est le plus ancien type de liquide. Il se reconnaît par sa couleur bleue ou verte et ses additifs à base de silicate. Il convient uniquement aux véhicules anciens, parce que les moteurs modernes sont trop exigeants pour cette formulation. Sa durée de vie est courte : à peine 2 à 3 ans avant qu’il faille le remplacer.

Organique (OAT)

C’est aujourd’hui la technologie la plus utilisée. Elle offre une protection supérieure contre la corrosion, une durée de vie plus longue (3 à 5 ans) et est bien adaptée aux moteurs récents. Elle est aussi plus respectueuse de l’environnement que le liquide minéral.

Hybride (HOAT)

Il mêle les deux technologies précédentes. Les constructeurs comme BMW, Mercedes, Audi ou certaines marques asiatiques le préconisent souvent pour leurs véhicules, parce qu’il répond à des critères de protection très spécifiques.


Comment choisir le bon en pratique

Étape 1 : consultez votre carnet d’entretien

C’est la source la plus fiable. Le constructeur y indique exactement le type de liquide préconisé pour votre moteur. Si vous ne trouvez pas cette information, regardez le vase d’expansion sous le capot : le type requis est souvent gravé dessus.

En cas de doute, un garage peut vous l’identifier en quelques secondes.

Étape 2 : tenez compte de votre climat

La norme NF R 15601 classe les liquides selon leur résistance aux températures. Elle définit trois types selon votre région :

TypeTempérature de gelTempérature d’ébullitionIdéal pour
Type 1−15 °C155 °CClimat méditerranéen, sud de la France
Type 2−18 °C108 °CClimat tempéré, majorité de la France
Type 3−35 °C155 °CZones montagneuses, climat continental

Vous habitez en Occitanie : un type 2 convient dans la plupart des cas, mais si vous roulez régulièrement en montagne l’hiver, un type 3 est plus prudent.


Et la couleur, est-ce qu’elle compte ?

À l’origine, chaque couleur correspondait à un type de liquide. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les fabricants utilisent parfois la même teinte pour des formulations très différentes.

Ne choisissez jamais un liquide uniquement sur sa couleur. Regardez toujours l’étiquette : la technologie (IAT, OAT, HOAT) et la norme sont ce qui compte vraiment. Si vous faites un appoint, utilisez idealement le même type que celui déjà présent dans votre circuit.


Quand changer son liquide de refroidissement ?

La fréquence dépend du type de liquide utilisé :

  • Liquide minéral : tous les 2 à 3 ans
  • Liquide organique ou hybride : tous les 3 à 5 ans

Entre deux changements, contrôlez le niveau tous les 10 000 km. Il doit se situer entre les repères « min » et « max » du vase d’expansion, moteur froid.

Certains signes vous indiqueront qu’il est temps de le remplacer même avant la date :

  • Le liquide est trouble ou brun
  • Une odeur sucrée se dégage dans l’habitacle
  • Le niveau baisse régulièrement sans fuite visible
  • Le voyant de température moteur monte anormalement

Dans ces cas, ne tardez pas. Un circuit de refroidissement en mauvais état peut provoquer une surchauffe qui casse le moteur en quelques minutes.

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koessler.buisness@gmail.com
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